Macula

Le dispositif initial consiste en une boucle de feedback dans laquelle plusieurs filtres sont insérés de manière à obtenir toutes sortes de motifs sonores inhabituels. Les filtres qui régulent le niveau de la boucle peuvent être activés – ou stimulés – par des signaux sonores extérieurs. Le dispositif est ainsi conçu qu’une modification en un point du circuit va altérer le fonctionnement de l’ensemble, souvent d’une manière assez peu prévisible. D’une performance à l’autre le nombre et l’arrangement des appareils peuvent varier, plusieurs voies s’entremêler. Il y a toujours de nouvelles interactions possibles. Il suffit parfois de relier deux points du dispositif – des entrées et des sorties jusque là inutilisées – pour découvrir tout à coup une nouvelle branche à explorer, et pour que l’ensemble évolue dans une autre direction. Installation, composition et performance sont différents aspects d’un même processus.

Sonagramme _Macula_-3

Commencée en 2001, cette pièce n’a jamais été jouée en public. Cependant ces expériences ont certainement informé mes travaux ultérieurs: quand on réalise qu’un circuit n’a véritablement ni commencement ni fin, il n’y a plus non plus ni dedans ni dehors – ils naissent l’un de l’autre. Nous sommes toujours au milieu, entre-deux, en chemin. Et il n’est plus question d’aboutir à quoi que ce soit.

Sonagramme _Macula_

Sonagramme _Macula_-2
Macula is a work of live electronic music.
A circuit (including several inputs and outputs) is realized by interconnecting a variety of modules (filters, mixers, amplifiers…) in such a way that an intervention at one point in the network affects the functionning of the whole of the device. The sonic material is produced by a feedback loop. The reactions that form and propagate within the circuit transform it into a sonic system that is largely unpredictable. From one performance to another, the order and number of modules within a chain can vary, as well as their interconnections. Several routes can be superposed, entwined and filtered in the course of a performance. Each performance explores the particular interactions between several branches of the device. Installation, composition and performance are different aspects of the same process.

(Traduction: Craig Squires)

Ollivier Coupille _Maille_ Morangis 2006 (photo SH)

Maille et Migrations ont été réalisées à partir des pistes tracées en explorant les boucles de feed-back (Macula). Dans Maille (commencée en 2001) plusieurs pistes sont entrelacées sur un métier spécifique. Les motifs sont parfois retravaillés (filtrés) lors de la performance et dispersés dans l’espace à travers plusieurs haut-parleurs (4 ou 8 selon les versions).

_Maille_ Sonagramme (Sofi Hémon)

La performance n’est jamais définitive, la forme qu’elle emprunte n’est que la base d’une modification ultérieure.

Les Migrations, se sont développées en marge de Maille.

Une des premières performance de Maille a eu lieu pendant le XIIIème « Sound Symposium » à St John’s (Newfoundland) en 2006.

Plusieurs enregistrements ont été réalisés à Morangis en juin 2007 et en  juillet 2009.

Ollivier Coupille CD _Migrations_ (dessin_ Sofi Hémon)

Maille [Meshwork], like Migrations and other pieces of the series, is made up of a large number of interlacing tracks collected in a feedback loop.

The motifs are re-worked during the performance and dispersed over a network of four, or eight, loudspeakers.

Ollivier Coupille CD _Maille_ (dessin Sofi Hémon)

From one performance to another the order and number of apparatuses may vary, along with the connections. The performance is never definitive, and whatever form it may take is only the basis for further variations. The overlapping of several tracks and their many possible permutations ensures that there is never an end. Sometimes it is enough to link two points of the system to discover a new branch to explore.

(Traduction anglaise: Michael Cull)

Ollivier Coupille _Maille_ Ghent 2007 (photo Sofi Hémon)

TRAMA est un dispositif sonore électronique conçu pour être installé dans un espace ouvert où jouent les variations de la lumière. De préférence entre les arbres, parce que les feuillages filtrent les rayons du soleil et que les points d’accrochage sont multiples, mais d’autres projets sont en cours. Le système fonctionne de l’aube au soir au fil des jours.

Une toute première ébauche a été réalisée en 1988 dans un parc en Hollande (Landschap-menwerk, Neerijnen). Mais la première installation fonctionnant avec des cellules solaires a eu lieu à Chaumont sur Loire dans un jardin réalisé par Hiroshi Naruse et l’Atelier Kaba d’avril à septembre 2008. Depuis plusieurs installations éphémères ont eu lieu dans la forêt près de Paris, parfois avec la collaboration de Sofi Hémon.

Les appareils peuvent être dispersés sur un vaste espace (quelques centaines de mètres carré actuellement) par petits groupes, en observant le mouvement du soleil. Un film d’André Avril en relation avec ce projet est en cours de réalisation.

Le développement de ce dispositif se poursuit aujourd’hui (voir la page « Travaux en cours »).

Des esquisses d’André Avril se trouvent sur Vimeo.

Ollivier Coupille _Trama_ dispositif dans la forêt (photo André Avril)

 TRAMA

The sound system fonctions from dawn to dusk to the rythm of light.

Small photosensitives cells collect a little light and transform it into electricity. Each module emits a periodic sound whose frequency varies with the intensity of the light. Like plants the system needs solar energy to function, but here light is not only a source of energy: its variations also produce random sound modulations in the twilight hours when electronic sounds blend with the rustling of wind and the stridulation of insects or even with the humming of the nervous system of each listener, the brain making hybrid noises, half natural and half artificial.

The devices can be hung indoors or outdoors wherever there is a play of light, but Trama can also be set up in other ways to take advantage of different situations. The relation between the sound and visual elements is flexible: the participation of Sofi Hémon would open up other possibilities. The suspended modules could serve as a support for an architecture of wires.

Traduction anglaise: Michael Cull

Ollivier Coupille _Trama_ sonagramme, Sénart.

D’autres dispositifs sonores ont été installés à la Galerie Donguy à Paris en 1988, à Het Apollohuis à Eindhoven (Hollande) en 1989, au Musée Guimet à Paris en 1994, à la Galerie de l’Adac à Paris en 1995.

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